Les terres agricoles renferment de véritables trésors

La culture de la terre existe depuis la nuit des temps. Ou du moins depuis que l’Homme s’est sédentarisé. Il a appris de nouvelles techniques de cultures que ce soit par l’utilisation de nouveaux outils, la rotation de culture et la fertilisation des sols.

Encore aujourd’hui, il est possible pour nous de trouver des traces de ce passé, parfois très ancien. Il n’est donc pas rare de retrouver des amas de galets ou des tuiles en argile cuite pouvant traduire la présence d’une ancienne civilisation.

Pour s’en convaincre, il y a un moyen très simple de confirmer la trace de nos ancêtres. Comment ? En utilisant un simple détecteur de métaux.

Comment se fait-il que des trésors existent encore dans nos parcelles ?

C’est un fait, bien d’autres personnes ont foulé le sol de nos terres avant nous, et ceux, bien avant l’invention de l’imprimerie, date de l’archivage papier. Aussi, même de nos jours, il est possible de trouver, à un endroit donné, au milieu de rien, des traces et des vestiges du passé.

Pour s’en convaincre, quand mois, de nouvelles découvertes sont identifiées par des particuliers ou des propriétaires de terrains agricoles, que ce soit une simple monnaie ancienne, isolée, ou bien un véritable trésor.

Pour un archéologue, le contexte d’une trouvaille est aussi important que la trouvaille en elle-même. Une terre agricole céréalière peut avoir été une villa gallo-romaine, il y a plus de 2 000 ans. Ces monuments ou habitations oubliés par le temps est uniquement dû à l’érosion naturelle et les concours historiques tels que des catastrophes naturelles ou encore des guerres, détruisant ces vestiges, et les enterrant sous terre.

C’est ainsi que plusieurs siècles après, de par le travail du sol par nos machines, certaines de ses vestiges remontent, sans même savoir, pour ceux qui n’ont pas un œil avertis, que des objets, des pierres ou des tuiles datant de ces époques anciennes, se retrouvent, de nouveau à l’air libre.

Ancienne monnaie gallo-romaine
Ancienne monnaie gallo-romaine

Mais souvent, ce n’est pas un bâtiment entier qui refait mais simplement un ou plusieurs objets usuels de l’époque qui reviennent à la surface car ceux-ci ont été tout simplement, “perdu”. Tout chasseur de trésor ou archéologue qui prospecte au hasard et faisant ce genre de trouvaille, se demande toujours, pourquoi cet objet ou cette monnaie est là, tout seul ?

Déjà , il est important de comprendre que la poche de pantalon n’a été inventée que pendant le XVIIIe siècle. Avant cela, les gens portaient leur argent par des bourses en peau, donc très facile à perdre. A cela, s’ajoutent toutes les guerres, famines, pillages et autres joies de ces périodes moyenâgeuses qui ont fait que les personnes perdaient beaucoup de choses, tout le temps.

L’argent des familles était gardé à la maison ou enterré dans le sol. Si l’information de ce trésor n’a pas été communiquée à temps, ce trésor existe probablement encore aujourd’hui sous nos pieds.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, les chercheurs de trésors, munis de détecteurs de métaux, arrivent à trouver ces objets perdus, que ce soit des monnaies usuelles ou de véritables trésors historiques témoignant de notre culture collective.

Qu’est-ce que la détection de loisir ?

La détection de métaux est aujourd’hui une activité de loisir, pratiquée par des passionnés d’histoire ou de simples amateurs de pleine nature. On les qualifie souvent de chercheurs de trésors, quelquefois de pilleurs de tombes. Pourtant, leur présence justifie, chaque année, un sauvetage du patrimoine historique Français d’objets parfois rarissime, qui se trouve à la merci des socles de charrues et autres produits phytosanitaires.

Leur travail peut être qualifié que capital comme en témoigne nos voisins Belge ou Anglais avec leur “Treasor act”, permettant à l’inventeur d’une trouvaille (nom que l’on donne à la personne qui découvre un trésor, à ne pas confondre avec le propriétaire du terrain), de déclarer leurs trouvailles de façon totalement libre et légale.

En France, à ce jour, ce genre de démarche est tout bonnement impossible car, pour le législateur, un détectoriste est un pilleur, bien que l’usage d’un détecteur de métaux soit autorisé… Toute déclaration le mène forcément devant un juge, avec peine de prison, saisie du matériel et amende.

Cependant, cela n’empêche ces prospecteurs de trésors de continuer leur balades sur les champs, munie d’une poêle à frire, disque à 5 cm du sol et faisant pourtant, de temps en temps, de belles découvertes.

Les découvertes ainsi trouvées sont souvent partagées entre l’inventeur et le propriétaire du terrain. Mais il faut tout de même relativiser sur la nature des découvertes. Le plus souvent, ce sont des déchets métalliques qui sont sortis de terre. C’est d’ailleurs sur cet aspect que le ministère de l’environnement voit, en l’action et l’existence de ce loisir de la détection de métaux, un moyen de dépolluer les sols.

Quels sont les types de trouvailles que l’on peut trouver dans le sol ?

Tout d’abord, la qualité et l’état des trouvailles sorties de champs cultivés sont souvent très mauvaises. En effet, entre les effets mécaniques du travail du sol et les engrais, les objets sont souvent inexploitables voire impossibles à en déterminer la nature exacte.

Mais il arrive aussi d’avoir, de temps en temps, de belles surprises.

La première forme de trouvailles sont des pièces de monnaies. Que ce soit en bronze, en cuivre, en aluminium, en argent, en électrum ou en or, il est possible de trouver tout type de monnaies de toute époque allant de nos anciens Francs jusqu’à l’époque Gauloise. Pour avoir plus de chance, les chasseurs de trésors doivent donc apprendre à utiliser leur détecteur de métaux et connaître les astuces pour savoir où chercher des monnaies ou autres objets perdus.

monnaies ou autres objets perdus

Curieusement, plus une monnaie est ancienne, plus elle conserve du relief. En effet, les monnaies gauloise et romaine étaient coulées et frappées à la main et donc plus épaisses, alors que les monnaies modernes sont façonnées par des machines ou pressés les rendant beaucoup plus fines et détaillées.

Il arrive parfois, et avec beaucoup de chance, de trouver des amas de pièces à quelques centimètres l’une de l’autre. C’est ce qu’on appelle des boursées, voire encore plus rares, tomber sur un dépôt monétaire (dans un jarre en poterie pour la période gallo-romaine ou un coffre). On appellera alors cela un trésor.

Le type de métal employé et le poids de la monnaie témoignait, à l’époque, de sa valeur financière, alors que de nos jours, c’est n’est plus forcément le cas, surtout avec nos billets en euros.

Il est également possible de trouver des objets usuels comme des boutons, des dés à coudre, des fusaïoles, des fibules ou encore des boucles de ceintures, là aussi de tout époque. Le plus souvent, tous ces objets ou monnaies ont été perdus. Mais il arrive aussi de tomber sur des champs qui étaient à l’époque des charniers ou encore des nécropoles mérovingiennes.

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