L’alimentation animale : quelques chiffres qui pourraient vous intéresser

L’alimentation animale est le premier marché des oléagineux et des protéagineux, loin devant l’alimentation humaine. Ils peuvent être consommés aussi bien par les espèces monogastriques (porcs, volailles, poissons) que par les ruminants. En effet, la qualité nutritionnelle de ces matières premières, tant conditionnées que transformées, en font des éléments indispensables à la formulation d’aliments complets répondant à tous les besoins des animaux. Dans cet article, vous trouverez des informations importantes sur l’alimentation animale ainsi que quelques données qui pourraient vous intéresser.

Besoins nutritionnels des animaux

Les animaux, comme les humains, ont des besoins nutritionnels spécifiques pour que leurs corps fonctionnent et survivent. Les besoins en macronutriments (protéines, glucides, lipides) et micronutriments (vitamines et minéraux) doivent être satisfaits par une alimentation équilibrée et suffisante. Sans absorber ces nutriments, la vache ne peut pas produire de lait, la poule ne peut pas pondre, le bétail ne peut pas se muscler, etc.

Les protéines sont parmi les principaux composants des cellules et jouent de nombreux rôles structurels et fonctionnels dans le corps. Ces molécules sont constituées d’acides aminés (lysine, méthionine, tryptophane, etc.) dont certains ne peuvent pas être synthétisés par l’organisme. En effet, ce sont les acides aminés dits essentiels ou indispensables.

Les glucides, en particulier l’amidon, sont les principaux nutriments énergétiques et se trouvent en abondance dans les céréales et dans certaines légumineuses telles que les pois et les fèves. Les lipides sont des graisses dans les aliments. Ce sont les principaux ingrédients des graines oléagineuses telles que les graines de colza et de tournesol et les huiles végétales. Ces composés hautement énergétiques fournissent également aux animaux des acides gras essentiels.

Les minéraux et les vitamines sont des micronutriments présents en très petites quantités dans les matières premières. Ils sont essentiels au bon fonctionnement métabolique de tous les animaux ainsi que leur bien-être.

Quelques statistiques concernant les matières premières de l’alimentation animale

Maïs

Le maïs grain est destiné aux volailles, ovins et porcins, tandis que le maïs fourrager est destiné aux bovins. Les récoltes peuvent être consommées par les animaux de la ferme ou vendues.

En 2020, le secteur de l’alimentation animale utilise 4 à 5 millions de tonnes de maïs par an Une moyenne de 3 millions de tonnes par les producteurs d’aliments pour animaux (FAB). Le reste est utilisé directement à la ferme.

Cependant, la filière connaît d’importantes fluctuations d’incorporation d’une année sur l’autre en fonction du prix des matières premières : le maïs et le blé sont en concurrence directe.

Autres matières

Lors de la campagne 2020/2021, l’industrie de l’alimentation animale a utilisé plus de 9 millions de tonnes de céréales, ce qui en fait le premier utilisateur de grains céréaliers. Une partie de la production céréalière est utilisée directement à la ferme. À leur tour, en 2021, 1,4 million d’hectares de maïs fourrager (vert, plante entière) ont été cultivés pour le fourrage des élevages de ruminants. La paille de céréales est aussi utilisée comme complément alimentaire, notamment en période de sécheresse lorsque les prairies produisent moins. En 2020, la filière française a produit près de 20,8 millions de tonnes de denrées alimentaires pour un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros.

Élevage d’insectes, une alternative non négligeable

Si les insectes ne remplacent pas tout de suite l’entrecôte dans nos assiettes, il est fort probable que les farines d’insectes riches en protéines feront bientôt partie de l’alimentation animale. Parallèlement à l’élevage d’insectes, un nouveau champ agro-industriel s’ouvre. Le royaume des insectes rassemble plus d’un million d’espèces différentes avec une alimentation et des caractéristiques très diverses, comme en témoignent les millénaires de l’abeille domestique et du ver à soie.

Actuellement, la recherche sur l’élevage d’insectes se concentre sur les niveaux de protéines. Les vers de farine se nourrissent de céréales, de pulpe de betterave ou de déchets de biscuits. Les mouches peuvent fabriquer des protéines comestibles à partir de lisier, de déchets d’abattoir ou de légumes pourris s’ils n’ont pas été traités avec des insecticides. Plus intéressant, les termites peuvent transformer la cellulose du bois ou de la paille. Comme les légumineuses, certaines espèces de termites ont la capacité de synthétiser l’azote atmosphérique pour produire des protéines.

Les insectes sont des animaux à sang froid qui ne consomment pas d’énergie inutile sous forme de chaleur. Leur taux de conversion est donc excellent. En effet, à partir de 10 kg de son de blé, on peut obtenir 7 kg de vers de farine. Cela représente un résultat légèrement supérieur à celui des poulets de chair obtenu après plus de cent ans de sélection génétique et de recherche zootechnique. La marge de progression du rendement des insectes en élevage est encore inconnue.

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